La transmission du savoir aux générations actuelles et futures
« Généalogie des d’alphabets » et « L’origine des écritures » sont le fruit de dix années de recherche. Ce sont des ouvrages de base qui permettent de créer un outil destiné aux collèges, aux lycées et leurs enseignants, en leur offrant :
-Les origines de notre alphabet depuis les hiéroglyphes, 5000 ans av. notre ère, le sens symbolique et l’origine de la graphie, particulier à chaque lettre.
-Le « chemin » des lettres depuis leur origine dans une dizaine de langues (chinois, arabe, hébreu, cyrillique…) afin que les élèves puissent comparer et découvrir les ressemblances.
-Des travaux pratiques (cahier d’écriture et de calligraphie) pour que les élèves s’exercent à dessiner et reproduire l’évolution des lettres à travers les civilisations.
Cette approche est à la fois fondamentale et novatrice dans la compréhension des mots, des phrases, donc des textes. Une bonne compréhension des lettres confère un intérêt particulier à la lecture, une tournure d’esprit, une sensibilité.
Toutes ces nuances cachées sont à même de développer l’intelligence des textes afin que l’élève acquière à son tour un style qui lui permette d’exprimer clairement ses idées à l’oral et à l’écrit.
Le français appartient aux langues romanes, c'est-à-dire nées du latin (ce dernier-né du Grec et de l’étrusque) et des peuples soumis à la domination romaine : l’Italien, le Valaque, le Portugais, l’Espagnol, le Provençal…
Le français, que nous parlons aujourd’hui, n’a commencé à se construire qu’au Xème siècle avec l’arrivée des Normands pour devenir la langue officielle au XVIème siècle sous François Ier.
L’étude des origines de la langue française est donc une manière concrète de participer à la compréhension de l’Europe.
Plus largement, l’archéographie peut contribuer à lutter contre le manque évident de culture qui conduit chez les jeunes et les moins jeunes, à la grossièreté, la violence verbale et physique, au rejet systématique. C’est un moyen de cultiver la différence essentielle pour ne pas être indifférent. Après avoir répondu aux questions :
« D’où viennent le A, le B ? »,
« Qu’est-ce que l’archéographie et la philologie? »,
« À quoi ça sert ? »,
Il restera à répondre à une autre question aussi simple :
« D’où viennent le 1, le 2, le 3 ? »
Ces chiffres nous paraissent innés. Toutefois, pourquoi les enfants de classes de 6ème, du cycle et au-delà, font des triangles avec A, B, C et non pas avec 1, 2, 3 ? Pourquoi avoir abandonné les chiffres romains, civilisation à l’origine de la culture française et européenne ? Pourquoi les chiffres sont-ils appelés chiffres arabes, quelle école nous
raconte l’origine de l’histoire des chiffres et des lettres.
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THEMES, MATIERES ET ATELIERS ENSEIGNES POUR TOUS :
Pour les enfants :
- Une réelle école des alphabets du monde, où l’enfant découvre par l’écriture, la calligraphie le sens des mots par, le geste, la forme et le son des lettres, les écritures du monde entier, des hiéroglyphes et du cunéiforme à nos jours (plus de 7000 ans d’histoire).
- La construction des mots par leur racine (association de deux ou trois syllabes) et l’histoire des mots au travers des civilisations.
- Une école d’intégrationdans la lutte contre l’illettrisme et l’analphabétisme où
chaque enfant a le droit d’apprendre à lire et à écrire, à comprendre, à s’intégrer par la connaissance de la langue du pays d’accueil.
Permettre ainsi de grandir grâce aux différentes cultures des pays.
- Permettre à l’enfant de découvrir et de choisir un métier par la connaissance de son histoire et son origine ,en rencontrant des artisans qualifiés.
·Ateliers pour les écoles, les villes et les communes: origine et histoire de l’écriture. Formation des lettres, des hiéroglyphes à notre alphabet, formation des mots et de leurs racines. Exposition des alphabets du monde, atelier de peinture et de calligraphie.
AChronologie : Origine des écritures et filières des écritures mères
1-Les hiéroglyphes 5000 avant notre ère
2-Sumer et Akkad en Mésopotamie 2000 avant notre ère
3-Phénicien (1500 avant notre ère) araméen, hébreu, arabe
4-Sanskrit, brahmi 16ème siècle avant notre ère, tibétain
5-Libyque, wolof, touareg, … 1500 avant notre ère pour les langues africaines
6-Chinois (1er siècle), japonais, coréen
7-Grec ancien (8ème siècle avant notre ère), étrusque, arménien, russe …
BGénéalogie des écritures
1-Europe (avec le Grec)
2-Araméen, hébreu
3-Nabatéen, arabe
4-Langues africaines
5-Langues indiennes
6-Filière chinoise
CL’homme écrit depuis 5000 ans avant notre ère, alors qu’il a vécu des milliers d’années sans laisser de traces écrites
Parcours de l’écriture : Egypte, Mésopotamie,Sumer,Akkad Des hiéroglyphes aux pictogrammes, des idéogrammes au cunéiforme La Phénicie : naissance de l’alphabet
Initiation aux écritures anciennes
DL’écriture hébraïque :Les 22 caractères, leur histoire, leurs formes, leurs sons, leurs sens
EL’écriture arabe :Les 28 lettres, histoire et symboles sans image
La calligraphie
FÉcriture grecque : L’invention des voyelles, quand la voyelle s’écrit comme une consonne
Les Hellènes : chef de file des écritures européennes
Du Grec au latin, 800 avant notre ère
GEcritures indiennes : Sanskrit et brahmi
Les livres sacrés : Les Védas
HInitiation à l’alphabétisation grâce au protosinaïtique
(Réductions des hiéroglyphes) et aux pictogrammes
Mésopotamiens.
IHistoire des chiffres :Quand les nombres se déchiffrent comme des lettres.
Les chiffres : la science des lettres dans les civilisations antiques.
JPourquoi une école d’histoire des écritures et des chiffres ?
- Une école regroupant l’ensemble des écritures dans un même espace : exposition, bibliothèque,
- Il est vital de préserver les écritures anciennes, compte tenu de l’avancée des hautes technologies ; l’écriture est seul témoin de l’histoire de l’homme, elle a été nécessaire car le bouche à oreille ne permettait pas une juste transmission de la pensée de l’homme du passé.
« Si les paroles s’envolent, les écrits restent »
- Sans écriture, nous n’aurions aucune idée des évènements historiques, des guerres, des alliances, de lois, de la comptabilité, des spiritualités ; et plus proche de nous de la poésie, des contes et légendes et de la musique.
- L’ordinateur, avec ses qualités de mémoire, a ce paradoxe de nous faire oublier l’écriture manuscrite et avec cela une partie de la perte de notre mémoire dont la trace et la beauté seront toujours au bout d’une plume, d’un calame, d’un roseau, d’un stylet, qui glisse à partir de notre main.
La preuve à cela est que d’un ordinateur ne sortiront que des écritures identiques alors que nos mains préserveront la personnalité de chaque individu.
Il s’agit de vivre l’ère du numérique comme outil et non comme étant l’essentiel de notre vie ;
Je ne voudrais pas me réveiller un matin en apprenant par « informatique » que l’écriture a disparu.
Je n’ose pas imaginer ce jour-là, le graphologue ou le scientifique devant ce bouleversement quasi naturel.
Une école des écritures est une école de la différence des cultures où chaque être se reconnaîtra grâce à un signe, un son, une forme qui aura le sens d’une partie de sa mémoire.
André Naftali Lévy
GENEALOGIE DES ECRITURES ET DES ALPHABETS
DES HIEROGLYPHES, DU CUNEIFORME A NOS JOURS.
Lettre à ma Langue-Mère
H (un hiéroglyphe) :
- Voici des siècles que le monde entier vient me rendre visite en Egypte, là ou je suis né, voici plus de 5000 ans, et pourtant plus personne ne s’interroge sur ma condition actuelle, savoir si j’existe encore, si je peux leur venir en aide, si je sers encore à quelque chose.
C (un Cunéiforme) :
- Chacun sait pourtant, que tu t’appelles Hiéroglyphe, que ton nom est gravé en langue grecque : « Hiero : sacré » et « Glyphe : dessein. »
H- Certains savent pourtant que les Hiéroglyphes sont des idéogrammes, des signes qui expriment des idées, et non les sons des mots qui représentent ces idées.
Exemple : un dessin qui représente « Un homme qui met sa main à la bouche », donne deux idées.
La première : celle d’un homme qui souhaite manger. La nourriture, en effet, passe par la bouche, cette bouche qui est l’organe vital, physique pour le manger et le boire.
La seconde : Cette parole spirituelle qui s’exprime par la bouche.
-Un bras armé représente un homme fort.
-Un papyrus qui n’est pas écrit signifie, un confident (l’idée du secret).
C- On pense à un Pictogramme lorsqu’un dessin représente un objet, une personne ou un animal, sans sa forme phonique :
Devant le dessin d’un oiseau, chacun pourra lire dans sa langue ; « Vogel » en allemand, « Bird » en anglais, « Ave » en espagnol, « Ofe » en hébreu …
H- Bien que, l’homme écrira en laissant derrière lui une trace, celle du pas des chevaux, (marque, celle du son (Ka-Ta-Ba), origine du verbe « écrire » en langue sémitique (hébreu, arabe)); l’idéogramme est déjà un concept d’écriture, puisque notre cerveau rassemble les idées, qu’il grave dans sa mémoire, cette mémoire qui sera l’outil de sa relecture.
Et toi, ami Cunéiforme, tu t’en sors comment après 5000 ans d’histoire ?
C- Oh ! je vois tout autant de monde que toi, mais pas pour les mêmes raisons, en Mésopotamie (« Méso » : « Milieu » et « Potamos » : « fleuve » en Grec), entre le Tigre et l’Euphrate, en Irak actuel.
Je ne suis qu’un simple clou « Cunéus » en latin, extrait de l’argile molle, avec un roseau taillé.
H- Quand je pense qu’avec des dessins et des clous, nous allons donner naissance aux écritures et aux chiffres du monde entier et que plus personne ne s’étonne, ni ne s’interroge, là, dans ces régions de la terre, entre l’Egypte et la Mésopotamie, en Asie et au Moyen-Orient.
C- Il va falloir l’écrire pour le dire ! Afin de suivre à la trace tout ce que nous faisons, consigner chaque acte, rendre compte aux générations futures afin que chacune d’entre elles soit témoin de la précédente et qu’elle ouvre le chemin à la suivante.
Vous, en Egypte, vous étiez en base 10, nous, à Babylone, origine du mot : « Byblos » et « Bible » et signifie, « la Porte de Dieu », nous fonctionnions en base 60. En effet avec un simple clou, de valeur numérique : Un, un chevron, dix ; et un gros clou : soixante.
Nous pouvons écrire tous les chiffres, qui ont pour nom, le mot nombre.
H- L’homme a la faculté de tout oublier.
C- Il oublie ce qui l’arrange !
H- Pour un temps seulement ; « si le temps est un merveilleux maître, il n’oublie pas de tuer ses élèves ! »
C- Nous formions de grandes civilisations : Egypte, Sumer, viendront plus tard celles de la Perse, des Hittites, celles de l’Indus, de la Chine, des Mayas, des Aztèques, des Araméens, des Phéniciens, des Mongols, de la Grèce, de Rome, et pourtant, nous sommes toutes tombées.
Et toi et moi, savons pourquoi, nous qui recevons le monde entier dans nos musées ! Et pourquoi ? …
H- L’arrogance, l’avarice, la calomnie, la convoitise, l’envie et le désir, la grossièreté, l’hypocrisie, l’indifférence, l’injustice, l’intolérance, la jalousie, la lâcheté, la méchanceté, la menace, le mensonge, le vol, l’impureté, le chantage, le colportage et le commérage, l’escroquerie et la cruauté.
Et plus particulièrement la pratique de la « Terre-Brûlée » : lorsqu’une civilisation arrive, elle oublie la précédente. En effet, avant il n’y avait rien, dit-elle, le nouveau dieu devient le Culte du « moi - Je ».
C- Et que nous faut-il pour revenir à de meilleurs sentiments ?
H- De la reconnaissance, de la justice, droiture et probité, de la tolérance, du courage, de l’affection et de la tendresse, de l’honneur et du respect, de la moralité et de la modestie, de la patience et du dévouement, de la franchise et de l’honnêteté, la vaillance, de la charité et de la bonté…
C- Tout ceci ne peut se faire et être restauré, que par une meilleure éducation et la connaissance des choses du passé, et non pas par ce mot histoire « ist – war » qui se prononce : « c’est la guerre ». Des mots, de leurs racines, de leur intégration et de leur laïcité, celle d’être au milieu de la foule, du peuple et de leurs citoyens, de tous ces bons matériaux pour construire la nouvelle civilisation, celle dont les clous ne sont pas enfoncés dans les poutres poreuses.
H- En effet lorsqu’ils viennent à ma rencontre, tous ces hommes ont civilisé leur barbarie et point la misère. A avoir quitter l’age du fer pour le bronze, Pourquoi sont-ils rentrés dans celui de la rouille, cela leur laisse peu de temps pour réagir pour nos enfants, les constructeurs de demain (en araméen le mot enfant se dit « Bonim » et signifie aussi, l’architecte.