Les lettres, leurs racines, grâce à leurs formes et leurs sons,
nous donnent le réel sens des mots dès leur l’origine.
La Philologie ou l’archéographie, science qui nous conte l’origine des écritures, nous permet de comprendre le sens premier des mots, d’où leur sens réel.
Dès la naissance des lettres, des alphabets et des mots, nous pouvons, grâce au langage, communiquer ; ce dès les hiéroglyphes égyptiens (5000 av. notre ère), le cunéiforme sumérien (3000 av. notre ère), la réduction des hiéroglyphes grâce au protosinaïtique (2000 av. notre ère), l’écriture proto-indienne et le sanskrit (2000 av. notre ère et le XVIème siècle av. notre ère), le phénicien qui adaptera le premier alphabet linéaire (1500 av. notre ère), l’araméen (1500 av. notre ère), une des mères des alphabets sémitiques (hébreu, arabe, syriaque...), le caractère chinois qui sera le chef de file des écritures du Sud Est Asiatique (japonais, coréen...), et enfin l’alphabet grec (VIIIème siècle av. notre ère), ce dernier à l’origine des écritures et des langues européennes, dont le français imposé par François Ier au XVIème siècle, à la place du latin.
La philologie nous sortira des idées reçues, ou de l’absence d’idées, pour approfondir notre connaissance des cultures étrangères, notamment dans le domaine de l’histoire des grandes civilisations passées afin de mieux comprendre le monde d’aujourd’hui.
Ainsi, les frontières franchies, nous pouvons entretenir des relations avec les régions, les nations, l’ensemble des peuples de la terre et élargir notre univers culturel.
Une langue bien comprise grâce aux ponts du langage est l’assurance d’un développement serein de notre société. Chaque pont a sa racine, chaque racine a son pont, ainsi l’on passe d’une rive à l’autre en évitant la dérive des mots et du langage.